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Le stockage de lénergie
: la solution hydrogène et les piles à combustible
Thierry Alleau
Environnement et ressources énergétiques : deux préoccupations majeures Si le vingtième siècle sest abreuvé sans retenue à la fontaine des combustibles fossiles, le vingt et unième risque fort de devoir modifier ces confortables habitudes pour deux raisons majeures : - le tarissement progressif des ressources faciles à exploiter (pétrole, gaz naturel),La majorité des pays a ainsi, et récemment, pris conscience de la nécessité de repenser complètement leurs stratégies énergétiques. Lénergie que nous consommons provient des trois grandes sources primaires : le fossile, le nucléaire et le renouvelable, mais la première satisfait aujourdhui 90% des besoins mondiaux. Avec un tel pourcentage, il est aisé de deviner que les changements provoqués par une baisse progressive de lapprovisionnement fossile vont profondément transformer le paysage énergétique. En particulier, la société a appris à vivre avec deux vecteurs énergétiques : lélectricité et le gaz naturel (en remplacement progressif du pétrole). Le second, facile à transporter et à stocker, devra progressivement être remplacé par un autre ayant, au moins, les mêmes qualités : ce nouveau vecteur a été identifié et accepté par tous, ce sera lhydrogène. et comment ne pas rappeler que Jules Verne, dès 1874, écrivait, dans lIle Mystérieuse: « Je pense quun jour, lhydrogène et loxygène seront les sources inépuisables fournissant chaleur et lumière » ! 1 Association Française de lHydrogène, http://www.afh2.org, courriel : afhparis@aol.com Lhydrogène Les qualités de lhydrogène sont nombreuses : - cest latome le plus abondant sur terre, comme constituant de leau,Malgré toutes ces qualités, il convient de mentionner quelques défauts : - sa légèreté implique une densité énergétique volumique peu favorable au stockage sous forme gazeuse,Le marché actuel de lhydrogène Lhydrogène est actuellement une des matières de base
des industries chimiques et pétrochimiques. Plus de la moitié
de lhydrogène consommé est utilisée pour la production
dammoniac (50%) et de méthanol (8%). Le reste est essentiellement
utilisé par la pétrochimie. Une petite partie sert néanmoins
dans dautres secteurs comme la soudure, lindustrie du verre, la fabrication
de semi-conducteurs et la fabrication daliments.
Le tableau suivant précise les valeurs de consommation actuelle
en Europe et dans le Monde :
Ramenés en équivalents énergétiques, ces chiffres ne représentent que 1,5% de la production totale dénergie primaire. De plus, la plus grande partie de cet hydrogène est en fait un sous-produit dautres procédés mis en uvre dans les sites industriels concernés et la production dhydrogène à partir dunités spécifiques ne correspond quà moins de 0,1% de la consommation mondiale dénergie. Cest donc par un facteur très supérieur à 100
quil faudra augmenter la production dhydrogène : autant dire que
le schéma actuel ne représente en rien limage que cette
industrie aura dans le futur, tant lécart est important.
- soit leau, ressource essentielle datomes dhydrogène. La molécule deau devra alors être craquée. Deux méthodes le permettent : lélectrolyse et la dissociation thermique.Aujourdhui, lhydrogène le plus économique provient du reformage de gaz naturel. Demain et du fait de la raréfaction progressive de cette source relativement bon marché, le coût de cet hydrogène risque dêtre, à euros constants, sensiblement plus élevé. Quels sont les freins actuels au développement de lhydrogène? Comme pour toute apparition dune rupture technologique, les freins sont de plusieurs natures : politique, économique, réglementaire, social et technique. Sur laspect politique, le frein provient du fait que lapparition du vecteur hydrogène ne peut être défendu quavec lidée dun remplacement progressif du vecteur fossile par des sources renouvelables puisque la transformation de lénergie fossile en hydrogène ne simpose pas aujourdhui, tant sur le plan technique (gain en rendement non significatif) que sur le plan économique. Or, aussi longtemps que les apports renouvelables seront faibles, lutilisation directe de lénergie produite (électricité ou chaleur) ne nécessite pas une transformation en une autre forme dénergie, comme lhydrogène, pas plus que son stockage ou son transport. Il napparaît donc pas de besoin immédiat mais un besoin différé de préparer les technologies de demain. Le pouvoir politique nen voit donc pas nécessairement lurgence, en particulier en France. Seule la pression déléments extérieurs (respect des accords de Kyoto, décisions européennes, pression de lopinion publique ) conduira les Pouvoirs Publics à prendre les décisions voulues. On est aujourdhui dans une phase initiale de prise de conscience. Sur laspect économique, le coût actuel de lhydrogène
serait acceptable (à contenu énergétique identique,
il est compris entre le coût hors TIPP du combustible fossile et
son prix de vente) car il est fabriqué à partir du gaz naturel.
Or le coût est à considérer sur la base dune énergie
non fossile. Léventualité du développement du nucléaire
nétant pas aujourdhui prise en compte, il faut imaginer une économie
acceptable sur la base du renouvelable, ce qui est encore loin dêtre
acquis. Par exemple , si on prend le cas de lénergie éolienne
la moins chère des énergies renouvelables, hors hydraulique-
le prix de rachat de lélectricité par EdF est de 48 centimes
par kWh, ce qui est très loin du coût de revient de lélectricité
nucléaire ou thermique fossile !. En fait, on entre aujourdhui
dans une phase détudes technico-économiques de plusieurs
années qui devrait conduire à des filières qui seront
probablement plus onéreuses que les filières actuelles et
quil faudra accepter, faute de mieux.
Sur le plan réglementaire, des travaux sont en cours,
aux niveaux national, européen et international.
Sur le plan social, la difficulté majeure est lacceptabilité
par le public.
2 PACo : réseau technologique national
« Pile à Combustible »
En conséquence, un important travail dinformation auprès
du public est à poursuivre pour démystifier ce gaz auquel,
pourtant, les citoyens étaient habitués puisque le gaz de
ville, après la dernière guerre, était constitué
à 60% dhydrogène9 , sans quil y ait eu davantage
dinquiétudes ni daccident quavec le gaz naturel, aujourdhui.
Sur le plan technique, quatre technologies sont nécessaires au développement de lhydrogène: la production, le stockage, le transport et la transformation. Leurs états de développement ne sont pas au même niveau. Les deux dernières sont presque matures : le transport gazeux par pipes ou cryogénique est parfaitement maîtrisé et fiable et la transformation en énergie mécanique (moteur, turbine) ou électrique (piles à combustible) lest pratiquement aussi. Il nen est pas de même des deux premières qui nécessitent encore de nombreux développements. Un point sur ces technologies est fait ci après. Quelles solutions pour la production dhydrogène ? Si on élimine les sources fossiles qui vont progressivement disparaître,
il reste deux grandes sources dénergie primaire : lénergie
nucléaire et les énergies renouvelables.
La biomasse (terrestre ou marine) peut produire de lhydrogène de deux façons : - soit la transformation en alcool (éthanol, méthanol) ou méthane, qui est ensuite reformé,9 le reste étant constitué de CO (monoxyde de carbone) 10 voir le site www.hydrogen.org/accepth2/ 11 IS: procédé dit Iode-Soufre » 12 HTGR: High Temperature Gas Reactor 13 First Information Exchange Meeting on Nuclear Production of Hydrogen, Paris, 2-3 octobre 2000 14 « La production Nucléaire de lHydrogène », janvier 2001 15 CEA : Commissariat à lEnergie Atomique Une fois produit, lhydrogène est soit utilisé (et/ou
stocké) sur place, soit transporté via un réseau de
pipes.
Le solaire se présente sous deux formes : le solaire thermique
et le solaire photovoltaïque.
La source sur laquelle les plus grands espoirs sont fondés est le photovoltaïque. Il produit de lélectricité qui peut fournir de lhydrogène par électrolyse de leau. La production des cellules est aujourdhui en forte croissance et son prix est en baisse régulière mais encore trop élevé, dun facteur 3 environ. Des sauts technologiques en cours détude (comme les cellules à couche mince) devraient permettre datteindre les coûts objectifs dans quelques années. Léolien est une source qui est aussi en plein développement dans de nombreux pays, dont la France via le programme national Eole 2005. Les générateurs ont une puissance unitaire de plus en plus élevée, jusquà 2,5 MW (on étudie actuellement des prototypes dans la gamme 3-5 MW), et le coût du kWh fourni est en baisse régulière ; il na cependant pas encore atteint les objectifs attendus autour de 20 à 30 centimes. Lélectricité produite peut être partiellement ou totalement transformée en hydrogène par électrolyse avec un rendement de 65-70% pour les grosses unités dont le coût est de lordre de 1000€/kW. On pense que cette forme dénergie pourrait couvrir à terme- de lordre de 10 % des besoins électriques en France ; aujourdhui, la capacité totale installée est de 70 MW16 . 16 A noter que la productivité dune éolienne ne peut atteindre 100% et donc que la puissance réelle disponible est inférieure dun facteur qui dépend du site dimplantation. Lhydraulique, très développée dans certains pays comme le Canada, fournit lénergie renouvelable la plus économique. Elle représente-en France- environ 12% de lélectricité produite. Malheureusement, il ny a pratiquement plus de site à équiper en Europe de louest mais des ressources inexploitées considérables existent sur les continents américain et chinois. Le Canada avait étudié en détail la possibilité dexporter vers lEurope de lhydrogène produit à partir dénergie hydraulique au travers du programme européen EQHHPP17 (1990 1995) mais na pas donné suite. 17 EQHHPP : Euro Quebec Hydro Hydrogen Power Project Quelles solutions pour le transport de lhydrogène? Le mode de transport qui sera probablement retenu à terme est le transport sous pression par pipes plutôt que le transport cryogénique, trop gourmand en énergie donc nécessairement dun coût plus élevé. Le transport par pipes profite dune très longue expérience : - en Allemagne, 230 km de pipes sous 22 bars sont exploités par Huels A.G. depuis 1938,.Aucun incident ne sest produit et on peut considérer que la fiabilité de ce mode de transport est excellente. Les pipes utilisés pour le transport de lhydrogène sont faits dun acier spécifique non sensible à la corrosion sous contrainte ; néanmoins, il est démontré que lon peut mélanger jusquà 20% dhydrogène au gaz naturel (ce mélange est appelé hythane) sans nuire à la fiabilité des systèmes de transport de gaz naturel par pipes. Une fois mélangé au gaz naturel, lhydrogène est facile à récupérer en tout point par séparation via une membrane micro-poreuse. Il y a là très probablement une voie intéressante pour la transition du vecteur dénergie « gaz naturel » vers le vecteur « hydrogène » grâce à lutilisation du réseau de pipes existant (29 400 km de pipes gaz naturel, en France). Quelles solutions pour le stockage dhydrogène? Il faut distinguer le stockage de masse et le stockage en petites unités
pour des véhicules et des générateurs portables.
- soit le stockage dans de grandes cavités naturelles ou artificielles (anciennes mines, par exemple) : diverses expériences en ont montré la faisabilité.Dans le cas de petites unités (quelques dizaines de grammes dhydrogène à quelques kg), plusieurs solutions sont en cours de validation ou de développement. Dans les premières, on trouve : - le stockage sous pression dans la gamme des 350 bars: plusieurs sociétés (Impco, Dynetek, Ullit) vendent ces produits qui sont homologués ; les performances sont élevées puisque, récemment , le record de 11.3% de densité massique a été atteint chez Impco et Dynetek, grâce à un technologie composite (vessie en alliage daluminium renforcée par une structure composite en fibres de carbone).Dans les secondes, on trouve : - le stockage sous pression à 700 bars dans des structures composites du même type que celles utilisées pour le stockage à 350 bars et dont le CEA a récemment fait une démonstration dans le cadre du projet européen Hydro-Gen.Quelles solutions pour la conversion de lhydrogène ? La conversion de lhydrogène en une des deux formes utilisables de lénergie, hors thermique (énergie mécanique ou électrique) se fait : - soit à partir de convertisseurs traditionnels (moteur thermique ou turbine) aisément adaptables à lhydrogène. Utilisés avec lhydrogène, ces convertisseurs gardent les performances quils ont avec des combustibles traditionnels.Les piles à combustible Le principe de fonctionnement Découvert par W. Grove, en 1839, il est extrêmement simple : il sagit dune combustion électrochimique et contrôlée dhydrogène et doxygène, avec production simultanée délectricité, deau et de chaleur, selon une réaction chimique globale universellement connue19 :
Cette réaction électrochimique peut intervenir dans une large gamme de températures, de 70°C à 1000°C. Selon le niveau de température retenu, la nature de lélectrolyte et des électrodes, les réactions chimiques intermédiaires mises en jeu varient, mais le principe général est inchangé. Les différents types de piles à combustible Le tableau 2 ci-après détaille les divers types de piles
couramment développées et la figure 1 détaille le
principe de fonctionnement du type dit « acide à polymère
solide » (PEMFC)
Tableau 2 - Les différents types de piles à combustible Toutes ces piles fonctionnent généralement autour dun point qui correspond à un rendement brut de lordre de 50%. Il est souvent évoqué une variante de la pile PEMFC qui est la DMFC (Direct Methanol Fuel Cell) dans laquelle on amène directement du méthanol à lanode au lieu de lhydrogène. Les performances dune telle pile sont moindres du fait dune plus forte chute de tension anodique, mais intégrée à un système complet qui ne serait pas alimenté directement en hydrogène, elle peut conduire à un ensemble plus compact, plus simple et plus léger, particulièrement pour les applications de faible puissance, comme les portables. 18 Dans une version améliorée,
cette fuite peut être stockée sous pression pendant quelques
jours.
Les domaines dapplications de la pile à combustible Il y a aujourdhui trois grands domaines dans lesquels on promet un brillant avenir à la pile à combustible : le portable, le transport et le stationnaire. - Le portable21Dans cette famille on inclut essentiellement le téléphone mobile (qui consomme une puissance de lordre de 100 mW) et lordinateur portable (qui consomme une puissance de lordre de 30 W). Ces deux applications connaissent une très forte croissance, mais sont de plus en plus handicapées par lautonomie de leur batterie, même la plus performante comme la batterie lithium-ion. Cette dernière atteint aujourdhui une énergie spécifique de lordre de 130 Wh/kg, qui naugmentera plus significativement et qui laisse classiquement quelques jours dautonomie à un téléphone et environ 3 heures à un ordinateur portable. Or les clients demandent 5 à 10 fois mieux et la batterie électrochimique a aujourdhui atteint ses limites. La solution qui apparaît et qui fait lobjet de recherches importantes, essentiellement au Japon et aux USA22 , est une pile à combustible. Lautonomie ne sera alors limitée que par la taille du réservoir (hydrogène ou méthanol) : on rechargera son portable comme on recharge un briquet ou un stylo à encre, en quelques secondes, et chaque recharge donnera 3 à 5 fois plus dautonomie quune batterie actuelle pour le même encombrement ! Lengouement pour ce secteur est tel23 quaujourdhui de nombreux congrès internationaux ne traitent que de ce sujet : on en est actuellement au stade des prototypes et on peut imaginer les premiers produits commerciaux dans 3 à 4 ans. A noter quil existera probablement un premier marché de niche pour lequel le coût sera secondaire devant de telles performances, ce qui ne sera pas le cas pour les deux autres secteurs dapplications. La technologie qui sera utilisée pour cette application est la PEMFC du double fait de sa température de fonctionnement basse (50 à 70°C) et de sa technologie « tout solide », alimentée soit directement en hydrogène, soit alimentée en méthanol dans sa version dite « méthanol direct ». 21 Voir Des piles à combustible pour
les portables, Pour la Science, n° 263, septembre 1999
- Le transport24Cest le domaine dapplication qui est à lorigine du développement de la pile à combustible à partir du début des années 90. Dans ce domaine, de nombreux prototypes ont vu le jour depuis 1993, parmi lesquels: - le canadien Ballard, le pionnier, avec 6 bus (pile de 200 kW), déjà testés pendant deux ans à Vancouver et à Chicago, et une commercialisation prévue dès lan 2003 en collaboration avec DaimlerChrysler.24 Voir Le plein dhydrogène, sil vous plait, Pour la Science, n° 263, septembre 1999 Plusieurs de ces constructeurs annoncent des pré-séries à partir de 2003. Malgré lexistence de plusieurs prototypes présentés
avec de lhydrogène stocké à bord (sous forme liquide,
gazeuse ou absorbé dans un hydrure), le combustible utilisé
dans une première phase sera très probablement pour des
raisons de sûreté, de réglementation et de logistique
de distribution- un combustible liquide (méthanol ou gaz naturel)
alimentant un reformeur embarqué. On pense généralement
que dans la période 2005-2010, les constructeurs vendront à
perte pour ouvrir le marché et emmagasiner de lexpérience
(comme aujourdhui Toyota avec le véhicule hybride thermique PRIUS)
et que la technologie ne deviendra financièrement rentable quà
partir de 2010.
A ces applications routières, il convient dajouter un intérêt
récent de certains constructeurs (comme IRISBUS, société
incluant RVI) pour un tramway propre et sans caténaire, utilisant
une pile à combustible.
- Le stationnaire25Compte tenu des nouvelles lois sur la déréglementation du secteur électrique et des tendances vers la décentralisation de la production dénergie électrique, ce secteur commence à intéresser de nombreux industriels, en particulier aux USA. Dans ce domaine, lactivité est centrée sur deux grands domaines dapplications: la production collective (les puissances mises en jeu sont dans la gamme 200 kW - quelques MW) et la production individuelle (les puissances mises en jeu sont dans la gamme 2-7 kW). Dans le premier domaine, on trouve les projets suivants : - la création de deux pôles autour dune filiale du canadien Ballard (la société Ballard Generation Systems, BGS): un pôle européen avec Alstom (AlstomBallard) et un pôle asiatique avec le japonais Ebara. Cet ensemble sest donné pour objectif la diffusion de co-générateurs (électrique-thermique) de type PEMFC (dune puissance de 250 kW électriques et 230 kW thermiques) dont un exemplaire (monté avec la collaboration dEDF) fonctionne à Treptow, dans la banlieue de Berlin.Dautres technologies font lobjet de tests mais ne sont pas encore au stade dune commercialisation proche : - la MCFC qui fait lobjet de plusieurs tests : 1 MW avec lallemand MTU, 250 kW avec laméricain FuelCell Energy, 1 MW avec le japonais Hitachi25 Voir Une centrale électrique dans votre sous-sol, Pour la Science, n° 263, septembre 1999 Dans le deuxième domaine de la production individuelle (habitat), plusieurs projets sont en cours de réalisation : - le lancement, par la société américaine Plug Power LLC associée à General Electric (GE MicroGen), dun générateur de 7 kW (Home Gen 7000) constitué dune pile PEM et dun reformeur à hydrocarbure. Plug Power teste actuellement une dizaine de prototypes en situation réelle et prévoit une commercialisation vers 2002 avec un prix de 50-60 centimes/kWh.Ces appareils fournissent électricité et chaleur à 60°C (chauffage et eau chaude), seront alimentés par des combustibles classiques (gaz naturel) et sont basés sur une technologie de type PEMFC. Conclusions Lapparition prochaine du nouveau vecteur énergétique
« hydrogène » en remplacement du pétrole puis
du gaz naturel, fait maintenant lobjet dun consensus général
parmi les spécialistes, dans le monde entier ; la seule incertitude
concerne le démarrage effectif de cette nouvelle phase.
Pour ce qui concerne la pile à combustible, les secteurs du portable,
du stationnaire et du transport public devraient souvrir dans les 3 prochaines
années, tandis que le secteur du transport léger, plus contraint
par le facteur coût, ne devrait souvrir que vers 2010.
Nota : pour en savoir plus sur ces sujets, de très nombreux sites internet sont aisément accessibles ; une liste de liens est disponible gratuitement sur le site de lAssociation Française de lHydrogène (AFH2), à ladresse suivante : http://www.afh2.org |